Depuis son arrivée à la tête du ministère de la Planification et de la Coopération externe (MPCE), Sandra Paulemon a multiplié les annonces autour de la réforme du fonctionnement du ministère, de l’accélération des projets et du renforcement du suivi des investissements publics.
Lors de son installation, la ministre avait notamment annoncé vouloir faire du MPCE un véritable centre de coordination de l’action publique, accélérer les projets en difficulté, renforcer le suivi des financements et améliorer la transparence dans la gestion des projets publics.
Mais plusieurs mois après son entrée en fonction, des interrogations demeurent sur les résultats concrets obtenus. Quels projets ont réellement été débloqués ? Quel est aujourd’hui leur niveau d’exécution ? Quels financements ont été mobilisés et quels résultats sont déjà visibles sur le terrain ?
À ces questions s’ajoute une interrogation plus sensible : les ressources du ministère sont-elles exclusivement consacrées aux missions publiques du MPCE, ou certaines auraient-elles servi, directement ou indirectement, à des activités politiques liées à son époux, Assad Volcy ?
Cette question ne constitue pas une accusation établie. Elle appelle plutôt une clarification publique et documentée, au regard des exigences de transparence et de bonne gestion des ressources de l’État.
Au-delà des discours, des réunions et des annonces officielles, le bilan d’un ministère se mesure surtout à ses résultats : projets exécutés, financements suivis, engagements respectés et bénéfices concrets pour la population.
Sandra Paulemon devra donc répondre à une question essentielle : plusieurs mois après son arrivée au MPCE, où en sont réellement les promesses faites à son installation ?