Diffamation, misogynie et cyber-violence : Marjory Michel brise le silence. Dans une déclaration publique publiée le 11 mars 2026, l’ancienne ministre, également ingénieure et entrepreneure, affirme être la cible d’une campagne de dénigrement menée depuis plusieurs années et promet de continuer à défendre la vérité et la dignité des femmes dans la vie publique.
Dans ce texte rendu public mercredi, la militante féministe affirme être la cible, depuis près de cinq ans, d’attaques répétées à travers une émission politique en ligne intitulée « SE SA NOU VLE », diffusée notamment sur Facebook, YouTube et TikTok. Selon elle, cet espace numérique serait devenu une tribune de règlement de comptes où la diffamation et la violence verbale prennent le pas sur le débat politique.

Ingénieure, entrepreneure et ancienne ministre à la Condition féminine et aux Droits des femmes, Marjory Michel évoque une campagne marquée par la propagation de fausses informations, des attaques personnelles et des propos misogynes visant plusieurs femmes engagées dans la vie publique. Elle estime que ces pratiques relèvent davantage de la cyber-violence sexiste que d’un véritable débat démocratique.
Dans sa déclaration, elle explique que cet acharnement serait lié à son refus de céder à des pressions politiques. « Refuser l’intimidation n’est pas un crime », écrit-elle, affirmant qu’aucune femme ne devrait être exposée à la vindicte publique pour avoir défendu sa dignité et ses convictions.
L’ancienne ministre rappelle également son passage au gouvernement entre 2009 et 2011, sous la présidence de René Préval. Elle souligne avoir elle-même demandé un audit de sa gestion avant la fin de son mandat et affirme que la Cour supérieure des comptes lui a accordé décharge après vérification de ses comptes publics.
Pour Marjory Michel, la situation actuelle soulève une question plus large sur la qualité du débat public en Haïti. Elle condamne la cyber-violence sexiste et estime que la misogynie et la diffamation ne peuvent être assimilées à un combat patriotique.
« On peut tromper l’opinion pendant un temps, organiser la confusion et tenter de salir une réputation. Mais on ne peut pas effacer la vérité », écrit-elle.
Concluant sa déclaration, Marjory Michel affirme qu’elle continuera à défendre la vérité, la dignité et le respect des femmes dans la vie publique, rappelant que « les campagnes de haine passent, mais l’intégrité demeure ».