Selon des informations obtenues par notre rédaction auprès d’une source jugée fiable et crédible, un Carnaval des Fleurs devrait se tenir aux Cayes, les samedi 18 et dimanche 19 juillet 2026. Derrière cette initiative figureraient l’ancien président Michel Martelly et l’ancien sénateur Richard Lenine Hervé Fourcand, deux personnalités liées de longue date sur les plans politique et économique.
À en croire notre source, les préparatifs sont déjà largement engagés. Plusieurs contrats auraient été signés avec des groupes musicaux locaux appelés à animer les festivités durant les deux journées du carnaval.
La même source affirme également que la présence de Kreyòl La est pratiquement acquise. En plus de cette formation, un ou deux groupes devraient effectuer le déplacement directement depuis Port-au-Prince afin de compléter l’affiche de cet événement présenté comme l’un des plus importants de la saison estivale dans le département du Sud.
Un contexte politique particulièrement sensible
L’organisation de ce Carnaval des Fleurs intervient dans un contexte où le pays se dirige progressivement vers de nouvelles échéances électorales. Pour plusieurs observateurs, un rassemblement populaire d’une telle ampleur ne manquera pas d’alimenter le débat sur les rapports entre manifestations culturelles, influence politique et démonstration de force.
Selon notre source, Michel Martelly et Richard Lenine Hervé Fourcand seraient directement impliqués dans la préparation de l’événement. Aucune confirmation officielle n’a toutefois été apportée, à ce stade, par les personnes concernées ou par les autorités locales.
Le poids des sanctions internationales
L’annonce de cette initiative intervient alors que Michel Martelly et Richard Lenine Hervé Fourcand figurent parmi les personnalités haïtiennes visées par des sanctions adoptées par le Canada, les États-Unis, la République dominicaine et l’Union européenne.
Ces mesures, rendues publiques par les autorités concernées, s’inscrivent dans leurs dispositifs de lutte contre la criminalité transnationale et prévoient notamment des restrictions financières et des interdictions de déplacement. Les autorités ayant imposé ces sanctions ont invoqué différentes allégations, notamment en lien avec le trafic de stupéfiants, le trafic d’armes ou de munitions, le financement de groupes criminels ou armés, la corruption et le blanchiment d’argent. Les intéressés contestent ou ont contesté ces accusations, et ces sanctions ne constituent pas des condamnations pénales.
Sur le plan national, des informations publiques indiquent également que leurs noms ont été évoqués dans des procédures ou enquêtes menées par l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC).
Une question demeure
Au-delà de l’aspect festif, une interrogation revient avec insistance : un Carnaval des Fleurs d’une telle envergure peut-il être organisé sans l’accord ou les autorisations des autorités compétentes ? La mairie des Cayes, la Délégation départementale ou encore les services de l’État ont-ils donné leur aval à cette manifestation ?
Une chose est certaine : si ce Carnaval des Fleurs se tient comme annoncé, il ne sera pas seulement un rendez-vous culturel. Il constituera aussi un test politique, révélateur des rapports de force qui traversent aujourd’hui Haïti. Entre démonstration d’influence, interrogations sur les autorisations administratives et poids des sanctions internationales, les 18 et 19 juillet pourraient bien marquer bien plus qu’un simple week-end de festivités.
Notre rédaction poursuit ses vérifications et demeure ouverte à toute réaction des personnes citées ainsi que des autorités concernées.