Sous l’autorité du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, le Dr Vijonet DÉMÉRO, mobilise plusieurs institutions de l’État autour d’une stratégie nationale visant à renforcer la santé mentale des élèves. La PNH annonce également la création d’un bureau d’aide psychologique destiné à ses policiers.

Face aux conséquences psychologiques grandissantes de la crise multidimensionnelle que traverse Haïti, le gouvernement franchit une nouvelle étape dans sa politique publique en faveur de l’enfance. Le mardi 28 juillet 2026, le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) a procédé, à Tabarre, au lancement officiel de la Stratégie nationale de santé mentale en milieu scolaire (SNSMMS).

Portée par le Dr Vijonet DÉMÉRO, ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, cette initiative traduit la volonté du gouvernement de faire de la santé mentale un pilier de la politique éducative nationale. Elle vise à mieux prévenir les traumatismes, accompagner les élèves en situation de détresse psychologique et renforcer la capacité des établissements scolaires à faire face aux défis psychosociaux auxquels sont confrontés les enfants et les adolescents.

Une stratégie gouvernementale sous l’autorité du Premier ministre

Placée sous l’autorité du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, cette stratégie repose sur une approche interministérielle inédite. Autour du MENFP se sont mobilisés le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Patrick Pélissier, le ministre de la Santé publique et de la Population, le Dr Bertrand Sinal, ainsi que le ministre des Affaires sociales et du Travail, Marc-Elie Nelson.

Cette mobilisation gouvernementale associe également plusieurs institutions spécialisées, notamment la Police nationale d’Haïti (PNH), l’Institut du Bien-Être Social et de Recherches (IBESR), la Direction de la Santé scolaire (DSS) et l’Unité de Santé mentale (USM). Ensemble, elles auront pour mission de mettre en œuvre des mécanismes de prévention, de sensibilisation, de dépistage et de prise en charge des difficultés psychologiques rencontrées par les élèves.

Le Dr Vijonet DÉMÉRO veut faire de l’école un espace de protection

Pour le Dr Vijonet DÉMÉRO, cette stratégie marque une évolution majeure de la mission de l’école haïtienne. Au-delà de la transmission des connaissances, l’institution scolaire doit désormais devenir un espace de protection, d’écoute et d’accompagnement, capable de répondre aux conséquences psychologiques de l’insécurité, des déplacements forcés, des violences armées et des multiples crises qui affectent le pays.

Cette nouvelle orientation s’inscrit dans la continuité des réformes engagées par le MENFP depuis plusieurs mois, notamment en matière de modernisation administrative, de délivrance des diplômes d’État, de réhabilitation des établissements scolaires et d’amélioration des conditions d’apprentissage.

La PNH renforce son engagement auprès des élèves… et de ses policiers

Partenaire majeur de cette stratégie, la Police nationale d’Haïti, dirigée par son directeur général a.i., André Jonas Vladimir Paraison, participera au dispositif à travers EDUPOL et la Brigade de protection des mineurs (BPM).

Ces structures auront pour mission de contribuer à la prévention des violences en milieu scolaire, de sensibiliser les élèves aux comportements à risque et d’accompagner les établissements dans la gestion des situations impliquant des mineurs.

Profitant de cette cérémonie, André Jonas Vladimir Paraison a également annoncé la création d’un bureau d’aide psychologique destiné aux policiers. Ce nouveau service offrira un accompagnement confidentiel aux agents confrontés au stress post-traumatique, à l’épuisement professionnel, à la dépression ou aux risques suicidaires, conséquence des conditions particulièrement difficiles dans lesquelles les forces de l’ordre exercent leurs missions.

Une politique publique à l’épreuve de sa mise en œuvre

À travers le lancement de la Stratégie nationale de santé mentale en milieu scolaire, le gouvernement affiche l’ambition de faire de la santé mentale un enjeu transversal des politiques publiques. En réunissant les secteurs de l’éducation, de la santé, de la justice, des affaires sociales et de la sécurité, les autorités misent sur une réponse coordonnée à une problématique longtemps reléguée au second plan.

Au-delà de l’annonce, le véritable défi résidera désormais dans la capacité des institutions à traduire cette ambition en actions concrètes sur l’ensemble du territoire national. Pour le gouvernement conduit par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et pour le Dr Vijonet DÉMÉRO, le succès de cette stratégie dépendra autant de la mobilisation des acteurs concernés que des moyens humains, techniques et financiers qui lui seront consacrés. Fidèle à sa vocation de service public, le MENFP entend ainsi faire de l’école un lieu d’apprentissage, mais aussi un espace de protection, de résilience et d’espérance pour la jeunesse haïtienne.

By Tanes DESULMA

Tanes DESULMA, Rédacteur en chef d’Alternance-Media, je suis diplômé en journalisme de l’ICORP et en droit public de l’École de Droit de La Sorbonne. Passionné par l’information et la justice, je m’efforce de proposer un journalisme rigoureux et engagé.

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