Le premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé lundi sa démission de la tête du gouvernement et du Parti travailliste, mettant fin à un mandat entamé en juillet 2024 après la victoire historique du Labour aux élections générales.
Lors d’une allocution devant le 10 Downing Street, le dirigeant de 63 ans a indiqué avoir informé le roi Charles III de sa décision et assuré qu’il resterait en fonction jusqu’à la désignation de son successeur. Ému, il a défendu son bilan en affirmant avoir toujours agi « dans l’intérêt du pays ».
Fragilisé par une forte baisse de popularité et des critiques croissantes au sein de son propre camp, Keir Starmer faisait face depuis plusieurs semaines à une pression politique grandissante. Le maire du Grand Manchester, Andy Burnham, apparaît désormais comme le favori pour prendre la tête du Parti travailliste.
L’annonce a immédiatement suscité des réactions. Le chef du parti Reform UK, Nigel Farage, a appelé à la tenue rapide d’élections législatives anticipées, tandis que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a salué « un homme d’État » qui a contribué à renforcer la sécurité de l’Europe et le soutien à l’Ukraine.
Cette démission ouvre une nouvelle phase pour le Labour et marque un tournant important dans la vie politique britannique.