Les Brésiliens votent ce dimanche 4 octobre pour choisir leur président. Entre Lula, qui brigue un quatrième mandat, et Flavio Bolsonaro, qui veut ramener le courant politique de son père au pouvoir, le scrutin s’annonce serré.

Le Brésil prolongera-t-il l’ère Lula ou ouvrira-t-il la voie au retour du bolsonarisme ? Le président sortant affronte le sénateur Flavio Bolsonaro dans une campagne marquée par une forte polarisation, des scandales et des craintes d’ingérences américaines.

Selon un sondage Datafolha cité par Franceinfo, Lula recueillait fin septembre environ 40 % des intentions de vote, contre 36 % pour son principal adversaire. En cas de second tour, prévu le 25 octobre, l’écart se réduisait à 47 % contre 45 %. Les deux favoris suscitent également un fort rejet auprès des électeurs.

Une campagne sous tension

Flavio Bolsonaro revendique l’héritage de son père, Jair Bolsonaro, condamné pour tentative de coup d’État. Lula défend, lui, la poursuite de son action économique et sociale et veut empêcher le retour de l’extrême droite.

La campagne a été secouée par une enquête visant le financement d’un film consacré à Jair Bolsonaro, impliquant son fils et le banquier Daniel Vorcaro. Des révélations touchant également la Cour suprême accentuent la défiance envers les institutions.

À ces tensions s’ajoutent les inquiétudes concernant Washington. Lula dénonce un risque d’influence américaine sur l’élection, tandis que l’administration Trump dément tout projet d’ingérence.

L’Amazonie et le Parlement également en jeu

Le résultat pèsera aussi sur la protection de l’Amazonie. Lula met en avant le recul de la déforestation sous sa présidence, malgré les critiques concernant son soutien à l’exploration pétrolière près de l’embouchure du fleuve. Un retour du bolsonarisme fait craindre un affaiblissement des politiques environnementales.

Les Brésiliens élisent également leurs députés et une majorité de leurs sénateurs. Ces résultats détermineront la marge de manœuvre du prochain président dans un pays profondément divisé.

By Tanes DESULMA

Tanes DESULMA, Rédacteur en chef d’Alternance-Media, je suis diplômé en journalisme de l’ICORP et en droit public de l’École de Droit de La Sorbonne. Passionné par l’information et la justice, je m’efforce de proposer un journalisme rigoureux et engagé.

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