Dans une note datée du 15 octobre 2026, le groupement politique SOLÈY réclame des garanties vérifiables d’impartialité du gouvernement et du Conseil électoral provisoire. Il rejoint ainsi la position de la Coalition des forces républicaines (CFR), tout en exigeant un calendrier réaliste et le rétablissement de la sécurité.
L’exigence d’impartialité du gouvernement dans le processus électoral gagne un nouveau soutien. Dans une note officielle publiée le 15 octobre, le groupement politique SOLÈY exprime sa vive inquiétude face à la préparation des élections et met directement en cause la responsabilité du pouvoir et du Conseil électoral provisoire (CEP).
Par cette déclaration, SOLÈY rejoint officiellement la position défendue par la Coalition des forces républicaines (CFR), qui réclame l’impartialité du gouvernement dans le processus électoral. Cette convergence porte sur les conditions de la compétition électorale ; la note ne mentionne aucune adhésion de SOLÈY à la coalition.
Pour le groupement, la crédibilité du scrutin dépend de garanties concrètes : un gouvernement impartial, une institution électorale indépendante, des règles acceptables et un environnement permettant aux citoyens d’exercer leurs droits en sécurité.
Une défiance affichée envers le pouvoir
SOLÈY dresse un constat sévère de la conduite du processus. Le groupement dénonce des tâtonnements qui nourrissent, selon lui, des doutes sur la volonté et la capacité du gouvernement à organiser des élections crédibles.
À cette critique de la préparation électorale s’ajoute une accusation de partialité. Le groupement estime que le comportement du pouvoir risque de conduire à un scrutin truqué, susceptible d’aggraver la crise politique. Ces accusations traduisent sa lecture de la situation ; le document ne fournit pas d’éléments détaillés établissant l’existence d’une fraude organisée.
La demande de garanties vérifiables prend, dans ce contexte, une place centrale. SOLÈY attend des autorités des engagements dont le respect puisse être constaté. La note ne précise toutefois ni les mécanismes de contrôle envisagés ni les mesures concrètes qui permettraient, à ses yeux, de garantir cette impartialité.
Sur ce point, sa prise de position rejoint celle de la CFR : les autorités qui préparent les élections doivent offrir des garanties de traitement équitable aux différentes forces engagées dans la compétition.
Des interrogations sur le décret électoral
Le groupement s’inquiète également de certains aménagements du décret électoral, qu’il perçoit comme susceptibles de favoriser des intérêts de groupe. Il réclame une adaptation du texte, sans identifier dans sa note les dispositions qu’il souhaite voir modifier.
SOLÈY avertit que le gouvernement et le CEP porteraient la responsabilité des conséquences d’un processus dépourvu de crédibilité. Il évoque des risques de blocage institutionnel, d’isolement diplomatique et de restrictions de la coopération financière. Il s’agit de conséquences redoutées par le groupement, et non de mesures annoncées.
À cette demande de révision s’ajoute celle d’un calendrier électoral réaliste. Pour SOLÈY, la préparation du scrutin doit tenir compte des conditions permettant une participation effective des citoyens et une compétition ouverte aux candidats.
La sécurité au cœur des exigences
La note insiste sur les retards persistants dans le rétablissement de la sécurité. Selon SOLÈY, le gouvernement n’a toujours pas démontré sa capacité à garantir aux citoyens la possibilité de circuler, de se porter candidats et de voter sans danger.
Cette question engage directement la portée du scrutin. L’accès aux lieux de vote, la liberté de mener campagne et la possibilité de participer à la vie politique supposent une protection effective de la population. Le groupement considère donc le rétablissement de la sécurité sur le territoire national comme une condition indispensable à des élections libres, inclusives et crédibles.
Ses revendications s’articulent ainsi autour de quatre exigences : l’adaptation du décret électoral, un calendrier réaliste, des garanties vérifiables d’indépendance et d’impartialité du CEP et du gouvernement, ainsi que le rétablissement de la sécurité.
Une exigence politique qui s’élargit
Signée par Francenel Dénius, coordonnateur national adjoint, la déclaration réaffirme l’attachement de SOLÈY à des élections démocratiques, inclusives et transparentes. Le groupement appelle les autorités à agir sans délai pour répondre aux attentes de la population.
En rejoignant officiellement la position de la Coalition des forces républicaines sur l’impartialité gouvernementale, SOLÈY apporte un soutien supplémentaire à cette revendication. Cette convergence accroît la pression politique sur les autorités, désormais interpellées sur les garanties concrètes qu’elles entendent offrir.
La réponse attendue concerne autant les règles du scrutin que les conditions de son déroulement. Car la confiance électorale se jouera aussi dans la capacité de l’État à protéger les citoyens et à garantir à chaque camp les mêmes droits.
Alternance Média — Service politique