La pression diplomatique s’intensifie autour du Premier ministre de facto Alix Didier Fils-Aimé, à mesure que se rapproche le sommet des chefs d’État et de gouvernement de la CARICOM, prévu du 5 au 8 juillet.
Selon des informations rapportées par Radio Télé Métronome, le chargé d’affaires des États-Unis en Haïti, Henry T. Wooster, a profité de la réception organisée à l’occasion du 250ᵉ anniversaire de l’indépendance des États-Unis pour rappeler, en présence des autorités haïtiennes, que la tenue des élections cette année constitue une priorité pour Washington.
Avant même la publication de cette information par Métronome, la rédaction d’Alternance Média avait été informée par un dirigeant politique présent à cette réception que le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé n’avait pas pris la parole au cours de la cérémonie. Plusieurs témoins présents ont ensuite confirmé cette information à notre rédaction.
Selon Métronome, l’intervention du diplomate américain, appelant à l’organisation des élections dans les délais annoncés, a marqué les esprits et constitué l’un des temps forts de la soirée.
À l’approche du sommet de la CARICOM, la pression politique et diplomatique devrait encore s’accentuer. Selon plusieurs sources politiques et diplomatiques, la tenue effective des élections en novembre 2026 est désormais perçue comme un test déterminant pour l’avenir de la transition. À défaut d’avancées concrètes ou si ce calendrier n’était pas respecté, la position d’Alix Didier Fils-Aimé à la tête du gouvernement pourrait être sérieusement fragilisée, certains allant jusqu’à évoquer son remplacement à la Villa d’Accueil, siège de la Primature.
Cette perspective traduit les attentes croissantes des partenaires internationaux, qui souhaitent voir la transition déboucher sur un retour effectif à l’ordre constitutionnel.