Alors que plusieurs partis et regroupements politiques font part de leurs inquiétudes sur les inscriptions, l’application du décret électoral et la transparence du processus, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé poursuit ses consultations. Selon une source proche de la Primature, il a rencontré lundi les membres du Conseil électoral provisoire afin d’obtenir des réponses aux préoccupations soulevées.
PORT-AU-PRINCE — À mesure que le processus électoral avance, les interrogations s’accumulent. Selon une source proche de la Primature, le gouvernement poursuit actuellement une série de consultations avec des partis et regroupements politiques autour de l’organisation des élections de 2026.
Au cœur des discussions : plusieurs points considérés comme sensibles par les acteurs politiques. Certains dénoncent notamment des failles techniques dans le processus d’inscription et réclament davantage de transparence sur les mécanismes mis en place.
L’application du décret électoral fait également partie des sujets qui alimentent les préoccupations, tout comme les délais prévus pour le dépôt des candidatures. À cela s’ajoutent des interrogations sur la neutralité du gouvernement et sur le rôle du Conseil électoral provisoire (CEP), institution chargée de conduire le processus.
Fils-Aimé demande des explications au CEP
Selon la même source, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a rencontré, lundi 31 août, les membres du CEP. Au cours de cette rencontre, le chef du gouvernement aurait demandé au Conseil électoral d’apporter des réponses aux différentes préoccupations exprimées par les acteurs politiques.
La Primature entend poursuivre les consultations avec d’autres partis et regroupements. L’objectif affiché est de tenter de répondre aux inquiétudes alors que la crédibilité du processus devient progressivement l’un des principaux sujets du débat politique.
Pour le gouvernement comme pour le CEP, l’enjeu est désormais de convaincre que les règles seront appliquées de manière transparente et équitable à l’ensemble des participants.
L’insécurité, l’autre défi majeur
Mais au-delà des questions techniques et politiques, une difficulté demeure : dans quelles conditions organiser des élections crédibles dans un pays encore fortement touché par l’insécurité ?
Les violences armées, les déplacements de populations et les difficultés d’accès à certaines zones pourraient peser sur l’organisation matérielle du scrutin et sur la participation des électeurs.
À quelques mois des élections, le défi ne consiste donc plus seulement à respecter un calendrier. Pour les autorités électorales et le gouvernement, il s’agit surtout de créer les conditions permettant aux électeurs et aux candidats d’avoir confiance dans le processus.
Une confiance qui, à ce stade, reste à consolider.